L’énergie du Hara

ventre

L’autre jour j’ai eu la chance d’assister à un atelier de Philippe Ronce, professeur de shiatsu et auteur du livre “le bon point au bon moment”. Il nous a rappelé  l’importance de s’ancrer dans son Hara, le centre de nous-mêmes, le réservoir de notre énergie, par des exercices spécifiques. En effet lorsque nous sommes décentrés, que nous ne sommes plus au centre de nous-mêmes, nous devenons irascibles, nous sommes “à l’ouest”. Le Hara est le centre de notre vie intuitive et instinctive dont dépendent toutes nos fonctions physiologiques et psychologiques. Lorsque nous ne nous appuyons que sur le mental ou l’ego, un rien nous fait vaciller, nous sommes coupés de notre force intérieure. Une bonne maîtrise du Hara nous permet au contraire d’être plus fort intérieurement.

Il semble que les japonais avaient compris depuis bien longtemps que le ventre est notre 2ème cerveau.

Pour travailler sur le Hara qui se situe à deux doigts sous le nombril, on peut commencer par apprendre à respirer avec la respiration abdominale. En effet quand le souffle ne descend pas assez bas dans le corps, les tensions s’accumulent, les épaules sont relevées, des douleurs dorsales peuvent apparaître. On inspire en gonflant le ventre, on retient l’air quelques secondes puis on expire avec force et conscience en émettant un soupir ou un cri spécifique et en rentrant le ventre. Cela redonne de la vitalité. Nous pouvons aussi faire le même exercice debout en haussant les épaules, en retenant l’air quelques secondes et relâcher en expirant par la bouche.

Nous pouvons compléter ces respirations à faire en journée par un massage doux du ventre le soir au coucher par exemple.  Pour cela frotter vos mains l’une contre l’autre pour faire circuler l’énergie. Quand vous sentez de la chaleur ou des picotements dans vos doigts, placez vos mains sur votre ventre et déplacez les dans le sens des aiguilles d’une montre en partant d’en bas à droite en essayant de déloger les tensions qui s’y trouvent. Effet relaxant garanti.

L’ortie est de sortie!

ortie

Aujourd’hui je voudrais vous parler d’une plante qui a l’air si anodine si ce n’est qu’elle pique et qu’elle est envahissante qu’on ne la regarde plus que pour s’en protéger et pourtant elle renferme tout un tas de bienfaits pour notre santé. Et ce n’est pas notre chère Hildegarde de Bingen, abbesse du 12e siècle, qui nous contredira.

En effet on peut lire chez Hildegarde “quand l’ortie fraîche sort de terre, elle est utile, cuite, pour les mets de l’homme, parce qu’elle nettoie l’estomac et en ôte les mucosités. Toutes les espèces d’ortie ont cette propriété.”

La phytothérapie actuelle a prouvé qu’elle était riche en minéraux (calcium, potassium, fer notamment) idéal en cas d’anémie, en chlorophylle (puisqu’elle sert à l’obtention industrielle de la chlorophylle). L’ortie est diurétique, dépurative, tonique, astringente, anti-allergique (rhume des foins, asthme), anti-inflammatoire (contre l’arthrite notamment), elle arrête les hémorragies en cas de saignements de nez (en jus) ou de flux menstruel trop abondant. Elle est tout à fait indiquée pour faire une cure de printemps. Nous pouvons la boire en infusion ou en soupe.

Je vous propose 3 recettes faciles que j’adore faire:

La première est le pain aux orties, recette inspirée des amis des orties.

Il vous faut: 200g d’orties, 300g de farine d’épeautre, 1/4  de litre d’eau tiède, 3 cuillérées à soupe d’huile, 10g de sel et 5g de bicarbonate de soude

Préchauffer votre four à 180°C, hâcher finement les orties, mélanger avec le reste pour obtenir une boule de pâte homogène, vous pouvez également ajouter des épices type fénugrec, galanga, cumin et mettez au four 40 mins

La 2ème est tirée du livre “je cuisine les plantes sauvages” d’Amandine Geers, c’est le pesto d’ortie. Il suffit de mixer 100g d’orties avec une gousse d’ail, de l’huile d’olive et de la poudre de noisette. Voilà une délicieuse pâte à tartiner sur votre pain.

La 3ème est un remède d’Hildegarde pour fortifier la mémoire.  Il s’agit d’une macération huileuse d’ortie. Il vous faut des orties fraîches et de l’huile d’olive. Vous remplissez votre bocal d’orties que vous recouvrez d’huile. Laissez macérer 3 semaines au soleil sur un rebord de fenêtre par exemple et en rentrant le bocal la nuit , puis filtrer et jeter les plantes. Il est conseillé de conserver l’huile dans un bocal en verre et d’en appliquer quelques gouttes au coucher sur la poitrine et les tempes. Idéal pour les étudiants et les personnes fatiguées ou migraineuses. Je l’utilise également en assaisonnement.

Il ne vous reste plus qu’à faire un tour en forêt ou au fond de votre jardin.

Voici une plante facile à trouver qui devrait vous apporter le plein de vitalité pour le printemps.